Accueillir les poissons en aquaponie

truitelle

19 Commentaires

  1. Toussaint Matthieu

    Merci Greg

    Réponse
    • Greg

      Avec plaisir Matthieu ! En souhaitant que tu arrives bientôt à cette étape… 🙂

      Greg

      Réponse
  2. OLivier Berthaud

    Bonjour,

    Merci pour ces renseignements, toujours utiles, même si on est déjà arrivé à faire survivre des poissons, des truites en l’occurence, entre le pisciculteur et la cuve!
    Le pisciculteur chez qui je me fournis, n’élève que des femelles. Ceci pour éviter une prolifération de cette espère d’élevage dans les rivières aux alentours en cas de fuite. Est-ce le cas partout?
    Ma question derrière cette remarque, est de savoir s’il y en a parmi vous qui ont réussi à faire se reproduire des truites dans leur cuve ou bassin?
    Bien sur il faudrait que je trouve des mâles (:-)), mais faut-il adapter la cuve pour faciliter la reproduction et la croissance? J’imagine que oui, mais comment? cailloux, plantes, courant, séparation….?
    Voilà, si quelqu’un a une expérience à partager, je suis preneur.
    Merci d’avance
    Cordialement
    OLivier

    Réponse
    • Greg

      Bonjour Olivier, merci pour ta question!
      Reproduire la truite à la maison, c’est le niveau avancé là… Je te décris les grandes étapes telles que j’en ai entendu parler. Je ne l’ai jamais fait!
      Comme tu le dis, il te faut un mâle. On choisit des reproducteurs qu’on isole. Selon les techniques on utilise ou pas des hormones pour induire la production d’œufs chez la femelle. On peut récupérer les œufs en pressant le ventre de la femelle à un moment donné. C’est la partie la plus facile.
      Ensuite, il faut réussir à garder les œufs dans une eau propre, stérile et oxygénée. Ils vont se développer en alevins. Une fois le sac vitellin qui les sustente les premiers temps résorbé, il faut leur fournir de la nourriture. Cela suppose d’avoir à côté un élevage d’Artemies. Ces petits organismes vont permettre d’amener les petits jusqu’au stade ou on pourra leur fournir la nourriture sous forme de poudres de plus en plus grosses jusqu’au stade granulé.
      C’est pointu tout ça, et demande de la rigueur. Mais je suppose que, comme pour tout, avec patience et motivation, on peut y arriver ! Certains forumers aux US semblent le faire.
      Pour ma part, je laisse un spécialise s’en charger à ma place : mon pisciculteur! 😉
      Si tu te lances dans l’aventure Olivier, nous serons tous très heureux d’en avoir écho sur le site ! On fait un article quand tu veux.
      Bien cordialement,
      Greg

      Réponse
    • robert

      Bonjour,
      la plupart des truites chez les pisciculteurs sont des femelles cas reproduite à partir de femelles et de néomales (génotype femelle et phénotype mâle : femelles traités par hormones (d’après le guide Rustica). Quasiment aucune chance d’avoir un mâle (très difficile à recconaitre sauf…). Bon courage pour les faire reproduire…quel intérêt d’ailleurs (même beaucoup de pro ne le font pas et achètent des oeufs) ?
      Servez vous chez un pisciculteur ; il y en a presque partout (comptez environ 15/20euro au kg quelque soit la taille).
      Cordialement

      Réponse
  3. OLivier Berthaud

    Bonjour Greg

    Merci pour ces infos, C’est une bonne marche à suivre, même si ça s’annonce complexe en effet, et surtout très nouveau pour moi (j’avoue que je n’aurais jamais pensé avoir un jour à ponctionner les oeufs d’une truite femelle!). Mais ca vaut le coup!
    Première étape : trouver un mâle!
    Je vous tiens au courant!

    Cordialement
    OLivier

    Réponse
  4. françois

    Bonjour Greg,

    J’élève des gardons dans mon bassin d’aquaponie mais ceux-ci tombent malades les uns après les autres .Des petites tâches blanches les recouvrent puis ils meurent . Seriez-vous comment les soigner sans polluer les bacs de culture ?
    Merci d’avance .
    Cordialement,

    François

    Réponse
    • Greg

      Bonjour François,
      Les taches blanches (voile blanc), c’est classique dès que les poissons commencent à être en mauvaise santé. Leur système immunitaire affaibli n’arrive pas à les défendre contre ces mycoses…
      L’eau de ton système est probablement de qualité insuffisante. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela.
      A vérifier en premier :
      – le taux de renouvellement de l’eau du bassin : viser une à 2 fois par heure
      – l’oxygénation de l’eau (très lié au paramètre précédent)
      – le pH
      – les taux d’ammoniac et nitrites limite…
      Essaie de nous en dire plus là dessus !

      Cordialement,
      Greg

      Réponse
      • françois

        Bonjour Greg,

        Merci pour ta réponse et tes conseils .
        Concernant le renouvellement de l’eau j’ai une pompe 2000l/h dans ma cuve ibc 1000l pour mes poissons.
        Mes bacs de cultures ont une capacité de 400l de bille d’argiles, peut-être que cela est insuffisant ?
        Je vais mesurer les taux de pH, ammoniac et nitrites et je reviens vers toi .
        Merci encore.

        Cordialement,

        François

        Réponse
  5. françois

    Bonjour Greg,

    Voici mes relevés :
    – nitrates : 60 mg
    – nitrites : 2 mg
    – ph : 6.8

    Est-ce que la qualité de l’eau est insuffisante ?
    Comment peut-on l’améliorer ?
    Merci d’avance.

    Cordialement,

    François

    Réponse
    • Greg

      Bonjour François,
      2mg/l de nitrites, c’est encore largement trop. Vérifie que tu as une bonne oxygénation tout au long du parcours de l’eau. Sinon, tu peux avoir une accumulation de matière organique dans un coin, un poisson mort…
      Tu devrais lire 0 en nitrites tout le temps. 60mg/l de nitrates, c’est déjà assez élevé, tu peux introduire plus de plantes pour pomper ces nitrates !

      Cordialement,

      Greg

      Réponse
  6. françois

    Bonjour Greg,

    Merci pour ces infos.
    Effectivement il y a pas mal de déchets dans le fond du bac à poisson, je pensais bien faire en les laissant pour nourrir les bactéries. Visiblement un nettoyage s’impose !
    Pour l’oxygénation, sur l’un des deux bacs de culture j’ai un siphon cloche qui fonctionne 3 fois par heure environ, sur l’autre bac c’est un siphon normal car ma pompe n’est pas assez puissante pour faire fonctionner deux siphons cloches.
    Peux t’on mesurer l’oxygénation dans l’eau ? Et si oui, quel taux est correct ?
    Merci.

    Cordialement,

    François

    Réponse
    • Greg

      Ne cherche pas plus loin, l’accumulation de déchets solides au fond du bac est à proscrire absolument ! C’est toxique pour les poissons.
      Le taux d’oxygène dissout est difficile à mesurer pour un amateur. Le matériel qui le fait coûte vraiment cher (de l’ordre de 1000 euros). Il existe de rares tests chimiques (réactifs colorés), mais il sont peu fiables et peu précis.
      Une règle grossière qui fonctionne bien : s’assurer que la pompe renouvelle le volume du bassin à poissons au moins une fois par heure, et favoriser l’oxygénation (glou-glous ou splashs) à chaque transfert entre les différents éléments du système.
      En espérant que cela soit utile,

      Greg

      Réponse
  7. Julien Leroux

    Bonjour Greg

    J’ai besoin de tes lumières, j’avais, il y a 3 semaines un mois, mis mes truites dans un bassin de 1 m cube tout juste cyclé et par contre j’ai mal dosé la nourriture (j’en ai servi beaucoup trop) et j’ai atteint un haut pic de nitrites et nitrates.
    Forcément j’ai perdu 4/5 truites
    Désormais ca fait 1 bonne semaine que le taux de nitrites est redevenu nickel (cf bandelette test) encore un peu de nitrates et j’ai encore une truite qui meurt 1 fois tous les deux jours en moyenne.
    paramètre de l’eau ok suivant les bandelettes test et température à 15/16°c et il y a une pompe secondaire avec un système venturi pour oxygéner l’eau.
    les truites en ce moment sont plutôt au fond et sans trop de mouvement et ne mangent plus 🙁

    Voilà si tu as une idée

    Merci

    Réponse
  8. Louis-Pierre Martin

    Bonjour,

    Mon pisciculteur recommande 1 jour de jeune (voir 2) par semaine et dès que les poissons vont moins bien, on arrête de les nourrir.

    Ca fonctionne très bien, j’ai 20 truites dans un bac de 1000l et la dernière mangée faisait 300gr.

    J’ai à peu près 600l de billes d’argex.

    LP

    Réponse
  9. M. Annick

    Bonjour,
    L’eau qui a été filtrée par les plantes pourrait-elle passer par un réservoir intermédiaire et servir à abreuver des animaux en pâture (chevaux-chêvres-moutons) avant que le surplus retourne dans le circuit d’aquaponie ?
    Merci

    Réponse
    • Greg

      Bonjour Marie-Annick,
      La boucle de l’eau en aquaponie se doit d’être fermée pour bien fonctionner. En abreuvant les animaux, vous ouvrez cette boucle et allez pouvoir abreuver vos animaux, mais probablement pas bien faire pousser des plantes ! Vous vous trouvez plus là dans une installation de phyto-épuration qui peut tout à fait avoir du sens dans votre contexte, mais c n’est plus vraiment de l’aquaponie…
      Cordialement,
      Greg

      Réponse
  10. Max

    Bonjour Greg, merci pour ces informations: quelle est la quantité de truite idéale (poids de truite) par M³ et quelle surface de culture ( ou poids, plus précis?) maximum? tu n’utilises que des billes d’argex? D’avance Merci Max

    Réponse
  11. Hervé

    Bonjour,
    @Max, perso on m’a conseillé 20-30 truites pour 600l. Et ma surface de culture fait 2x la surface du bassin.

    J’ai moi-même aussi une Q, mes truitelles 8-cm se sont éclaircies (du dos) depuis que je les ai. 1semaine. Est-ce signe de quelque chose? Nitrates, nitrites, ok.
    Merci

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

13 Nov, 2015

truitelle à la pesée

Beaucoup d’entre vous se posent la question : comment accueillir les poissons dans mon système d’aquaponie ? Pour que l’opération se passe bien, il est important d’observer certaines règles. Nous avons récemment introduit les truites pour la saison, j’en profite pour vous récapituler tout ça. Ces conseils sont aussi valables pour des poissons non-comestibles. Bien sûr, pas question d’introduire les poissons avant que le système ne soit près à les recevoir, c’est à dire parfaitement cyclé.

Trouver un fournisseur de petits poissons

Pour des poissons comestibles

Il vous faut trouver un pisciculteur sérieux qui vous fournira des juvéniles en bonne santé et exempts de maladies. Ce pisciculteur devra être proche de chez vous pour minimiser le stress du au transport pour les poissons. J’ai transporté les truites sur 1h30 en voiture sans aucun problème cette année. Pour vous aider à trouver un fournisseur de juvéniles, n’hésitez pas à  faire une recherche sur cet annuaire très pratique proposé par le CIPA. Vous prendrez des poissons ni trop petits (fragiles), ni trop gros ( chers). Entre 10g et 50g par individu me paraît être une fourchette raisonnable. Pour le nombre, ayez conscience que votre système d’aquaponie a une capacité maximale, et que les petits poissons grandissent vite si vous les traitez bien ! Avec les poissons, achetez de la nourriture ! Votre pisciculteur est la personne la mieux placée pour vous fournir une nourriture de qualité à prix abordable. Vous aurez besoin d’en acheter environ 1,5 fois la masse de poissons que vous espérez récolter à la fin.

Pour des poissons d’ornement

Les vendeurs de poissons de bassins sont sûrement la meilleure source (carpes). Vous pouvez également trouver des poissons rouges mais également des carpes dans les animaleries. Négociez un prix pour un lot, vous allez en prendre plus que l’aquariophile moyen…

bac de transport pour les poissons

Transporter les poissons

Le fait d’avoir été pêché et de changer d’environnement stresse les poissons. Et le stress est la principale source de souci pour la bonne santé des poissons. On va faire le nécessaire pour ne pas en rajouter en leur fournissant des conditions de transport adéquates.

Pas de lumière

Dans un contenant opaque, les poissons seront moins stressés. On se débrouille pour y ajouter un couvercle. Une poubelle noire (neuve, ou propre) bon marché fait parfaitement l’affaire.

Pas trop de mouvement

Transportez vos poissons dans un bac avec un couvercle et bien rempli d’eau (quasi à ras-bord). Si vous ne remplissez pas le bac, les poissons vont se faire balloter fort sur les parois par les vagues créées par le moindre mouvement sur la route.  J’avais eu pas mal de pertes la première fois à cause de ce problème. Et conduisez tranquillement ! Mieux vaut un transport plus long et plus tranquille que rapide et trop brusque. Et bien sûr le tout est lourd, sanglez solidement le bac dans le coffre de la voiture.

De l’eau propre et oxygénée

Prélevez directement l’eau sur place, et oxygénez la avec une pompe à air d’aquarium ou de bassin. Un petit transfo branché sur l’allume-cigare (disponible dans la plupart des stations-services) alimentera sans problème votre pompe. Les pompes à air sur piles destinées aux vifs des pêcheurs peuvent s’avérer insuffisantes.

Introduire et acclimater les poissons

A l’arrivée chez vous, prenez le temps de faire les choses bien, pour que l’acclimatation se déroule en douceur.

Une quarantaine ?

Si vous le pouvez, il est idéal d’accueillir vos poissons dans une bac séparé et découplé du système d’aquaponie pour quelques jours.

  • Vous pourrez bien les observer et vérifier qu’ils ne paraissent pas malades ou blessés. Surveillez qu’ils ne saignent pas, n’ont pas de voiles ou de points blanchâtres sur la peau. Si c’est le cas, il est préférable de les soigner (un article à venir) avant de les introduire dans l’aquaponie. N’introduisez surtout pas de poissons ayant des points blancs (Ichthyophthirius)! Cette maladie est une plaie et vous vous en débarrasserez très difficilement.
  • La transition se fera en douceur entre les deux milieux avec des eaux aux paramètres éloignés (pH, température).

Les paramètres de l’eau

Quarantaine ou pas, il faut assurer la transition entre la qualité de l’eau dans laquelle ils ont été transportés et celle des bassins dans lesquelles ils arrivent. On va pour ça  essayer d’introduire progressivement de l’eau de vos bassins dans l’eau de transport. On peut mesurer la température et le pH des deux eaux pour voir s’ils sont très éloignés. on prendra d’autant plus de précautions si c’est le cas. Au bout d’un moment (1h?), on va pouvoir effectuer le transfert.

Manipuler les poissons

On va essayer de manipuler au minimum les poissons. Mieux vaut le faire avec une épuisette à mailles fines plutôt qu’une de pêche à grosse maille pour ne pas blesser la peau du poisson qui est très sensible. Profiter de l’occasion pour peser quelques individus sera utile par la suite pour ajuster les rations de nourriture.

bac-poisson-filet-ombrage
Sécuriser les poissons

Vous devez absolument empêcher que les poissons puissent sauter hors du bac (les truites le font sans problème), au bout c’est l’asphyxie. Depuis que je pratique l’aquaponie, ça a été la principale raison de pertes de poissons chez moi. Les premiers jours sont les plus risqués, le temps qu’ils s’habituent à leur nouveau milieu. Vous pouvez mettre un couvercle, opaque de préférence (bois, bâche, canisse…). Les poissons n’aiment pas rester en pleine lumière. La meilleure solutions pour moi a été de mettre un morceau de voile d’ombrage utilisé en agriculture. Cela remplit la fonction de filtrer les entrées de lumière, et d’assurer un bon filet de sécurité. Les filets à oiseaux à grosses mailles ne conviennent pas. Il est surprenant de voir que les petits poissons sont capables de sauter à travers un filet dont la maille fait à peine le diamètre de leur corps !

Observez

Observez bien vos poissons, surtout les premiers jours. Leur comportement en dit beaucoup. Cherchent-il de l’air à la surface? Trouvez un bulleur. Sont-ils nerveux, se cachent-ils dans un coin ? Procurez leur un endroit moins éclairé en couvrant le bassin. Ne les nourrissez pas les premiers deux jours. Stress et alimentation ne font pas bon ménage chez le poisson. Puis, vous pourrez progressivement commencer à alimenter. De l’ordre de 1 à 2 % de poids du poisson par jour. Ou ce qu’ils auront mangé en 5 mn maxi. En général mieux vaut trop peu que trop de nourriture.

L’opération résumée en vidéo :

En prenant bien garde à ces conditions, vous installerez sans problèmes vos poissons et il seront acclimatés en quelques jours. Des poissons en pleine santé  qui mangeront bien, et vous feront pousser plein de bonne plantes ! Nous avons pu ramener ainsi une centaine de truitelles cette année dans notre système sans en perdre une seule ! Cet article est un peu long, mais j’espère que cela répond à toutes vos question. Et vous ? Avez-vous pu accueillir vos poissons sans encombre ? N’hésitez pas à demander des précisions en commentaire !

Quelques places sont encore disponibles pour notre prochaine session de formation dans 15 jours ! !

Articles complémentaires

Pin It on Pinterest

Share This
X