Le plus grand système aquaponique du monde

10 Commentaires

  1. Greg

    Bonjour,
    Les commentaires – intéressants- se sont perdus lors de la migration pour le “toilettage” du site . Je remet cela ici, mes excuses aux commentateurs :
    Eric :
    Merci Greg pour cet excellent article! Tu aurais d’autres exemples de ces radeaux flottants?

    Fred :
    Fort intéressant effectivement… Comme quoi, tout est dans la nature, il suffit d’observer ! On a ici, durant l’hiver et à cause de la rivière qui traverse la propriété, quelques hectares de prairie inondés plusieurs mois de l’année… On pourrait tenter l’expérience ! Oui, c’est vrai, il faut déjà que je trouve le temps de mettre tout ça en place sur quelques dizaines de m² et ça sera pas si mal… Bientôt, promis ! A très bientôt Greg. Bonne continuation et merci pour tes articles.

    Greg :
    Salut Fred, je suis sûr que ton projet verra le jour…
    A bientôt

    Greg

    Perrin :
    Ce système reproduit quasiment à l’identique celui des « chinampas », installées sur les lacs entourant Mexico, qui datent de bien avant la conquête par les espagnols…Et qui sont un des sytèmes les plus productifs au monde…

    Greg :

    Tout à fait, ça se rapproche vraiment des chinampas, un des ancêtres de l’aquaponie…. Je vous amène bientôt beaucoup plus d’infos sur cette technique 😉

    Réponse
    • Darna MEN

      Merci Greg. Les infos récoltées permettront que je réfléchisse aussi à des éco- moyens d’appliquer l’aquaponie : serre (arcs de charpente en bambou, bâche en soie d’araignée) système de pompe adapté au lieu (énergie hydraulique s’il existe 1 cours d’eau à côté, solaire si tropical, mini éolienne si vent…etc…). Cependant, aujourd’hui, ma priorité reste la dépollution des ressources naturelles. Car jusqu’à présent, l’eau servant à quelque peu alimenter les bassins sort du robinet…donc en passant par des phases de manipulations chimiques. Et même l’eau de pluie est de + en + chargée de particules peu naturelles…Mais en tous cas, encore merci pour la beauté de tous tes partages, Greg.

      Réponse
  2. MSA

    Salut Greg ! Bonne fete de fin d’annee! Actuellement, je suis eleve de 1ere et pour nos tpe, notre sujet c’est l’aquaponie. Est-ce qu’on pourrait vous contacter pour de petits conseils ??

    Réponse
    • Greg

      Bonjour,

      OK pour un coup de main! Je vous contacte par e-mail

      Greg

       

      Réponse
  3. Mélanie Debant

    Bonjour Greg,
    Mon nom est Mélanie, je suis architecte du paysage et j’ai repris les études (BPREA aquaculture) dans l’idée de créer une micro-ferme avec pour axes l’aquaponie et l’arboriculture… et je suis à la recherche de bons contact, si possible des pros ou des assos qui pourraient me prendre en stage.Idéalement, j’aimerais bien aller sur un site pratiquant l’aquaponie en étangs, je sais c’est pas très courant en France, mais s’il faut aller ailleursen Europe, je ne suis pas contre!
    Aurais-tu quelques idées, ou même des tuyaux à partager???
    Dans tous les cas, je serais ravie d’être simplement en contact avec toi, peut-on en parler en mesagerie perso?
    A bientôt j’espère, et quoiqu’il en soit, bravo pour ton site, c’est une mine!!!
    Mel

    Réponse
    • Gregoire cardon

      Bonjour,je suis pisciculteur en étang depuis 20 ans et découvre l’aquaponie, j’avoue que je suis séduit:… Mais ignorant, je produit principalement des carpes koi et des amours blancs sur 5ha , je suis preneur d’info sur la culture aquaponique, particulièrement intéressé par le mode de culture en radeau ou sans substat… un échange pourrait être intéréssant

      Réponse
  4. Isabelle

    Bonjour,
    Je voudrais savoir si l’aquaponie sur un étang n’est pas dangereuse du fait des contaminations possibles genre leptospirose, tuberculose, etc… dont les germes sont très nombreux et variés dans les eaux stagnantes.
    Merci de votre réponse
    Isabelle

    Réponse
  5. Paterne

    Salut Greg,
    Les plantes cultivées en aquaponie sont elles comestibles ? En france ?
    Quelles en sont les qualités nutritionnelles ?
    Y a t il un risque de contamination bacteriologique ? Captation des metaux lourds ?
    Peuvent elles servirent en alimentation animale ? Quelle est la reglementation associée a cette technique de culture ?
    Merci merci merci pour ce super site !

    Réponse
    • Maëva°

      Bonjour Paterne je suis élève de 1ère S et pour mon TPE j’ai comme sujet l’aquaponie. Je te confirme que les plantes produites sont bien comestibles car j’ai moi-même monté un système. Il est même important que les plantes et les poissons soient comestibles pour le bien de l’équilibre.
      Bonne journée.

      Réponse
  6. thierry grand

    je possède un petit etang, avec des “carpes,
    j’aimerai faire pousser des legumes peux etre en créant
    un “radeau vegetal” ,?

    Réponse

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  1. L’AQUAPONIE : Tout savoir ! – danishout - […] plus grand système aquaponique du monde est en […]

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1 Déc, 2014

lac-Taihu-aquaponie

Nous allons aujourd’hui élargir le principe de l’aquaponie et comprendre en quoi l’aquaponie utilise des processus naturels. Un très bon exemple à travers le plus grand système aquaponique du monde, réalisé en Chine.

Les processus naturels à l’oeuvre

En milieu aquatique : rivières, lacs, ou dans les zones humides marécageuses, la Nature a mis au point des systèmes très efficaces pour traiter les eaux et ne rien gaspiller de ses ressources. Chacun son rôle dans ces processus.

Les plantes filtrent et stockent

En milieu naturel, les plantes développent des racines qui offrent une très grande surface d’absorption des nutriments minéraux disponibles en solution dans l’eau. Elles utilisent ces minéraux combinés au carbone pioché dans l’air pour batir leur corps. En ce sens, elles filtrent l’eau pour la rendre plus pure et stockent les minéraux.

C’est ce que font les plantes au bord des étangs, celles qui sont immergées dans les cours d’eau comme les algues, ou semi immergées dans les marécages comme les roseaux, comme dans un système aquaponique…

Les bactéries recyclent

Les bactéries habitent les grandes surfaces de racines créées par les racines des plantes, ainsi que touts les surfaces où elles peuvent s’accrocher. Il existe beaucoup de familles de bactéries. Certaines dégradent et “cassent” la matière organique en consommant certaines molécules, d’autres la minéralisent en la transformant en ses particules les plus élémentaires.

Les morceaux de plantes mortes, les cadavres de petits animaux, les déjections sont ainsi recyclés en leurs “briques élémentaires” qui sont à nouveau sous une forme disponible pour les plantes, en solution dans l’eau.

Les animaux aquatiques transforment et dispersent

Les poissons et autres animaux aquatiques consomment les plantes et d’autres animaux selon leur place dans la chaîne alimentaire. Ils sont mobiles et participent à disperser les nutriments partout dans le milieu à travers leurs déjections. Ils fertlisent de nouveaux endroits pour une conquête par les plantes.

La vie est favorisée à tous les niveaux

Tous les règnes (animal, végétal, bactérien) participent ainsi à travers de nombreux cycles complémentaires à favoriser la vie et équilibrer le milieu pour le bon développement de tous. La Nature est le modèle qui a su développer toutes ces stratégies pour maximiser l’utilisation et la circulation de l’énergie et des ressources.

ecosystème_aquatique_regnes

source : Le Guide illustré de l’écologie, B.Fischesser, M-F. Dupuis-Tate, ed. de la Martinière

Les déséquilibres et pollutions

L’activité humaine occasionne des déséquilibres à grande échelle, que les processus naturels peinent à compenser.

Les fertilisants chimiques utilisées par l’agriculture ne sont pas stables, et sont facilement lessivés par les pluies. Seule une faible part est réellement utilisée par les plantes cultivées. Le reste part dans les nappes ou dans les rivières…

Egalement, les eaux usées domestiques chargées en matières organique sont prétraitées, mais elles sont aussi rejetées aux rivières encore riches en éléments minéraux.

L’eutrophisation

L’eutrophisation est  la prolifération d’algues qui étouffent les autres formes de vie, elle est dûe à un excès de fertilisants dans l’eau.

Sous certaines conditions de lumière et de nutriments présents dans l’eau (nitrates, phosphates), on assiste à des pics saisonniers où l’on voit une expolosions des algues naturellements présentes dans l’eau. Ce faisant, elles consomment tout l’oxygène dissout dans l’eau et étouffent les autres formes de vies présentes. Il s’ensuit un apauvrissement général de la biodiversité aquatique.

Une incapacité à traiter par des moyens technologiques

Ces cas peuvent devenir particulièrement extrêmes (ci-dessous en Chine) et sont essentiellements dûs aux effluents agricoles. Nos amis breton connaissent bien le problème des “marées vertes”.

La France a des problèmes en la matière depuis 1975, elle  est même traînée en justice par l’UE. Sous cette pression, l’adaptation stricte des exigences de l’UE connue sous le nom de “directive nitrate”a récemment fait basculer 60 000 exploitation agricole francaises dans l’illégalité.

pic d'algues ou eutrophisation extrême en chine

Des déchets non valorisés, un gaspillage d’eau potable.

En conséquence, des eaux potentiellement potables se retrouvent surchargées en nutriments les rendant impropres à la consommation.

En plus, les nutriments présents qui auraient pu être potentiellement utiles et valorisés sont gaspillés et renvoyés à la mer.

Utiliser les processus naturels pour la dépollution : la bioremédiation

De nombreuses techniques imitant la nature sont aujourd’hui disponibles pour gérer ces excès.

La phyto-épuration

La phytoépuration utilise des bassins plantés pour filtrer et consommer les excès de nutriments. On peut l’utiliser à l’échelle domestiques mais il existe aussi de plus en plus de stations communales pour traiter les eaux usées grace à ce procédé.

La pedo-épuration

La pedoépuration est également un système de traitement de l’eau basé sur les processus naturels, mais elle favorise les cycle bactériens en priorité.

Les iles flottantes

L’utilisation de radeaux flottants plantés permet de traiter les eaux par l’utilisation de plantes et bactéries selon les même processus que ceux décrits plus haut, on parle aussi de biormédiation.

ile-flottante-bioremediation

 

Le plus grand système aquaponique au monde

Une expérience a été menée en Chine à grande échelle, sur le lac Taihu. On y pratiquait l’aquaculture extensive. A cause de l’agriculture environnante, le lac était en route pour l’eutrophisation. On constatait régulièrement des mortalités importantes chez les poissons. Le but était de diminuer la charge en nutriments du plan d’eau, en se basant sur les processus naturels, tout en en tirant une récolte.

On a pour ça créé des radeaux flottants, plantés avec une culture de riz. 16 000 m2 de radeaux ont ainsi été réalisés !

plus-grand-systeme-aquaponique-riz

source : http://www.aquabiofilter.com/

Des résultats très prometteurs

Selon les pilotes de l’expérience (la société Aqua Biofilter), la production de riz est 20% plus importante et 15% plus rapide qu’un champs de riz “classique”.

Les taux de nitrates et phosphate qui étaient excessif dans l’eau ont diminué de 40 à 80%, la clarté de l’eau a augmenté de 50 à 250%…

La mise en place de système d’aquaponie à grande échelle a donc largement participé à régénérer le milieu tout en bénéficiant aux agriculteurs locaux. Il semblerait que tout le monde y trouve son compte. Ce genre de systèmes restent aujourd’hui à développer et expérimenter…

 L’aquaponie à l’échelle domestique

Repensés à l’échelle domestique, un tel système aquaponique peut apporter des bénéfices substantiels. On peut ainsi :

  • bénéficier de récoltes abondantes et rapides
  • utiliser complètement les nutriments sans rien gaspiller (circuit fermé)
  • baser sa production locale sur des processus vivants et naturels
  • intensifier la production de poissons d’un petit étang

Le système aquaponique peut prendre ainsi une forme assez naturelle dans un étang, au sein d’un design en permaculture…

Beaucoup de choses restent à expérimenter, ce ne sont pas les idées qui manquent !

 

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